Fin août, à Portimão, Rafael Câmara, Leonardo Fornaroli et Ryō Hirakawa se sont succédé au volant de la Haas VF-25. Le Brésilien semble aujourd’hui avoir pris l’avantage dans la réflexion de l’écurie américaine. Pour Fornaroli, l’avenir devrait donc s’écrire ailleurs.
L’Italien doit rester chez McLaren, dont il est pilote de réserve en Formule 1, mais pour rejoindre le programme Hypercar de la firme britannique et une MCL-HY qui n’en finit plus de limer le bitume.
Quels sont les pilotes McLaren Hypercar déjà annoncés ?
La MCL-HY a effectué son premier roulage le 4 mai 2026, à l’Autodromo Riccardo Paletti de Varano de’ Melegari, près de Dallara, à qui l’on doit le châssis. Un roulage confié à Mikkel Jensen, premier pilote enrôlé pour ce programme.
Le programme d’essais a ensuite vu la LMDh anglaise rouler notamment à Magny-Cours, MotorLand Aragón, Silverstone et Portimão. En ont pris le volant Laurens Vanthoor – deuxième pilote annoncé – mais aussi Grégoire Saucy, Ben Hanley, Thomas Fleming et Lando Norris.

Reste que ces quatre derniers n’ont aucune assurance d’être enrôlés dans l’aventure, au contraire de Malthe Jakobsen et Alexander Lynn, en provenance respectivement de Peugeot et Cadillac Team Jota.
Mais qui pour les épauler ? Si Grégoire Saucy semble avoir une réelle chance, un nouveau nom est récemment sorti du chapeau : celui de Leonardo Fornaroli.
Pourquoi l’Hypercar a tout du programme idéal ?
Champion de F2 en 2025, Fornaroli a tout pour prétendre à la Formule 1. Il est d’ailleurs réserviste et pilote de développement pour McLaren, travaille au simulateur et a participé cette année à la première séance d’essais libres des Grands Prix d’Espagne et de Hongrie.
Difficile, cependant, de déloger Oscar Piastri et Lando Norris. McLaren a bien tenté de le placer chez Haas F1 Team. L’écurie américaine a organisé un shootout auquel il a été convié, tout comme Rafael Câmara et Ryō Hirakawa. Mais c’est bel et bien le Brésilien qui devrait remplacer Esteban Ocon la saison prochaine.

McLaren lui aurait donc, fort logiquement, proposé une place en WEC au volant de sa MCL-HY. Si l’Italien de 21 ans a tout à apprendre de la discipline, son talent n’est plus à démontrer. À lui, désormais, d’en adopter les codes.
Son style de pilotage, son comportement en piste et ses aptitudes techniques laissent à penser qu’il a tout pour devenir un bon pilote d’Endurance. Et pouvoir s’appuyer sur Jensen et Vanthoor, tous deux nantis d’une solide expérience, devrait accélérer son apprentissage.
À défaut de F1, Fornaroli a raison de s’ouvrir à d’autres horizons. En intégrant le WEC, deuxième championnat le plus prisé de la planète, il ne tournerait pas pour autant le dos à la F1. D’autant qu’il devrait demeurer réserviste de la formation anglaise.
Qui es-tu Fornaroli ?
Leonardo Fornaroli s’est révélé sur le tard. Après la Formule 4 et la FRECA, l’Italien rejoint Trident en FIA F3 en 2023. S’il ne bouleverse pas la hiérarchie durant sa première saison, c’est en 2024 qu’il se révèle, toujours sous les couleurs de Trident. Il coiffe la couronne… sans remporter la moindre course, mais grâce à une étonnante régularité.
Ses adversaires gagnent davantage, mais lui laisse peu de miettes en route grâce à une étonnante capacité à ne jamais être pris en défaut. Une qualité qui devrait faire merveille en Endurance.

Lorsqu’il remporte la F2 l’année suivante avec Invicta, le scénario est différent. Fornaroli monte neuf fois sur le podium, dont quatre sur la plus haute marche, et réussit la performance de marquer des points lors de 23 des 27 courses au programme. La constance, une fois de plus.
Ce n’est qu’à la suite de ce deuxième titre en deux ans qu’il a été enrôlé par McLaren. cela n’a pas suffi, pour le moment, à lui ouvrir les portes de la Formule 1. McLaren l’a installé dans un rôle de réserviste, Haas l’a essayé, mais aucun baquet de titulaire ne s’est présenté.
Cette opportunité en Hypercar, en revanche, il ne compte pas la laisser passer.